241215 - MUS QZD - SOPHIE DE BARDONNÈCHE - DESTINÉES.
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241215 - MUS QZD - SOPHIE DE BARDONNÈCHE - DESTINÉES.
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SOPHIE DE BARDONNÈCHE VIOLON BAROQUE « Destinées » Louise Aryton (violon), Marie Paramo, Clément Batrel-Genin (alto), Hanna Salzenstein (violoncelle), Lucille Boulanger (viole de gambe), Justin Taylor (clavecin et orgue). Alpha. LA GUERRE – Sonate en ré mineur. LA GUERRE – Sonate pour le violon et le clavecin en la mineur. LA GUERRE – Sonate manuscrite. FUMERON – Le triomphe de l'amour et l'Hymen idylle. GUESDON DE PRESLES – Ariette dans le goût nouveau PAPAVOINE – La Tempête TALON – Menuet. MENETOU - Gavotte LA CHAUSSÉE - Menuet LAURANT – Le Concert. DUVAL – Les Génies ou le caractère de l'amour BOCQUET – Prélude en Ré mineur
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré en février 2024 en l'église allemande de Paris par Hugues Deschaux. L'équilibre est parfait entre violon, viole et clavecin. Textures d'une grande finesse, même lorsque s'invitent un second violon, un alto et un violoncelle. L'orgue agrémente parfois d'un doux tapis cet environnement intime.
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Membre de l'ensemble Le Consort, Sophie de Bardonnèche consacre son premier disque solo à des compositrices françaises des XVII° et XVIII° siècles, dont quasi aucune, hormis Elisabeth Jacquet de La Guerre, n'avait fait l'objet d'un enregistrement. Une Ariette d'Anne-Madeleine Guesdon de Presles place d'emblée le programme sous le signe d'un lyrisme assumé. Dans la Sonate en ré mineur de La Guerre, le premier mouvement concentre une mélancolie que l'Aria approfondit encore, parfois jusqu'au sanglot, sans l'appesantir. Et comme le Presto final paraît bondir après cette abîme ! Alors que Les Dominos (Ricercar, 2011) la dessinaient, Bardonnèche et ses complices la travaillent à pleine pâte : superbe. Le chant, la tendresse coulent de source, parfaitement soutenus par un continuo où s'allient l'éloquence de Justin Taylor et la sensualité de Lucie Boulanger. Rien de mièvre pour autant : l'énergie de la Tempête soulevée par Elisabeth-Louise Papavoine (avec petit ensemble instrumental), le balancement subtil d'une Courante (Sonate en la mineur de La Guerre), la légèreté rieuse de la Gavotte signée Françoise-Charlotte de Menetou le démontrent avec éclat. La Sonate manuscrite de La Guerre, aux éclairages sans cesse changeants, est un régal, du Grave initial intense au Presto conclusif enlevé en passant par une Sarabande sobre mais habitée. Cette tristesse du geste, où tout semble aller de soi, montre que rien n'est abandonné au hasard. Les pièces venues du théâtre, comme celles tirée des Génies de Mademoiselle Duval exhumés il y a peu (CVS, cf. n°732) convainquent aussi par leur caractérisation. Le talent sensible et plein d'esprit de Sophie de Bardonnèche est à suivre avec attention.
Jean-Christophe Pucek
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