241113 - MUS QZD - HARTMANN - CONCERTOS POUR VIOLON ET VIOLONCELLE - MATT HAILMOVITZ, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA MDR DE LEIPZIG, DENIS RUSSELL DAVIES
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241113 - MUS QZD - HARTMANN - CONCERTOS POUR VIOLON ET VIOLONCELLE - MATT HAILMOVITZ, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA MDR DE LEIPZIG, DENIS RUSSELL DAVIES
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THOMAS DE HARTMANN 1885-1956 « Concertos pour violon et pour violoncelle » Joshua Bell (violon),Orchestre national de Lviv, Dalia Stasevska Matt Heimovitz (violoncelle), Orchestre symphonique de la MDR de Leipzig, Denis Russell Davies Pentatone. HARTMANN – Concerto pour violon HARTMANN – Concerto pour violoncelle
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistrements réalisés à la Philharmonie de Varsovie en janvier 2024 par Andrzej Sasin et au Gewandhaus de Leipzig en mai 2022 par Robert Baïdowski, mixés par Adam Abeshouse. Denses, les sonorités restent parfaitement définies dans les fortissimos. Une image claire et précise, au relief saisissant, où chaque soliste, remarquablement intégré, s'exprime dans un ensemble cohérent et harmonieux.
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Le « Hartmann Project », entamé chez Toccata et poursuivi ches Nimbus, s'est donné pour mission de mettre en lumière ce compositeur né en Ukraine dans une famille issue de la noblesse russe, jusque-là réduit à sa collaboration avec le mystique George Gurdjieff dont il fut le disciple. Ce nouveau volet, paraissant chez Pentatone, dévoile deux partitions luxuriantes et inspirées. On découvre d'abord le Concerto pour violon (1943) élaboré à Garches où Harmann s'était réfugié après l'invasion de l'Ukraine par les nazis en 1941. Son dédicataire, le violoniste Albert Bloch, mourut en exil sans avoir pu en assurer la création ; c'est Georges Alès, excellent premier violon de l'Orchestre Lamoureux, qui s'en chargea en 1947. L'inspiration « klezmer » transparaît surtout dans le bref Menuet fantasque et le finale, irrigué de rythmes populaires, dont le compositeur avait fixé le souvenir. L'Andante peut s'entendre comme un lamento sur la situation de l'Europe tout entière, a fortiori dans l'interprétation raffinée et ultrasensible de Joshua Bell qui fera sans peine oublier les petits coups sourds (le talon du soliste ou de la cheffe ?) qui parasitent certains passages : joyau de l'album, l'œuvre est digne d'entrer par la grande porte dans le répertoire courant. Le Concerto pour violoncelle (1935) fut créé à Boston par Paul Tortelier sous la direction de Serge Koussevitzki. Dès son Allegro con brio, le triptyque séduit par sa veine mélodique colorée de tournures hébraïques – notamment dans le mouvement lent. Hartmann, qui n'était pas juif, se montre très doué à suivre le précepte de Chabrier, rappelé par Elan Sicroff dans la notice : « Tu veux du folklore ? Invente-le ! » En cela, il se surpasse dans le finale. Matt Heimowitz investit la partie soliste avec une intensité et une élégance folles; magnifiquement soutenu par les musiciens de la MDR de Leipzig et leur chef, Dennis Russel Davies. Christophe Huss
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