241105 - MUS DIA IND – 173 - BARTOK - CONCERTO POUR ORCHESTRE, MUSIQUE POUR CORDES, PERCUSSION ET CÉLESTA - INTERPRÈTES DIVERS
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241105 - MUS DIA IND – 173 - BARTOK - CONCERTO POUR ORCHESTRE, MUSIQUE POUR CORDES, PERCUSSION ET CÉLESTA - INTERPRÈTES DIVERS |
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Dans ces mouvements pairs, d'une prodigieuse invention rythmique, l'énergie torrentielle de Karajan n'a rien à envier à celle de Fricsay ou de Mravinski, ni à l'incisive transparence d'un Boulez. Par son sens de la ligne intérieure, sa mise en lumière d'une écriture instrumentale où les cordes retrouvent une verdeur, une agressivité d'attaque que leur avait perdre une conception romantique, le chef autrichien atteint une réussite esthétique et poétique majeure. L'unité interne et la splendeur ciselée sont également des atouts dans le Concerto pour orchestre (1943) qu'enregistrera Rafael Kubelik en 1958, avec le Royal Philharmonic Orchestra. Créé au Carnegie Hall de New York le 1er décembre 1944 par Serge Koussevitzki et le Boston Symphony (ses commanditaires), c'est un vaste et ambitieux « concerto de l'exil » dont les mouvements I et III portent l'essentiel du message expressif. Intensité galvanisante Le compositeur, malgré la solitude, la maladie et le sentiment d'arriver au terme de sa trajectoire créatrice, parvient à insuffler dans sa musique espoir, sérénité et même joie. Kubelik allie un sens exact du rythme et du phrasé bartokiens, une intensité galvanisante à une rare élévation de pensée et à un lumineux éclairage de chaque timbre et de chaque groupe d'instruments. Au sein de la production chambriste de Bartok, Contrastes (1938) est la seule partition faisant appel à un instrument à vent. Offrant une apparente légèreté de touche, mais d'une écriture aussi substantiele que diversifée, ces trois mouvements plutôt concis, aux inflexions fortement modales, donnent tour à tour la préséance à la clarinette et au violon, le piano gardant le rôle de soutien. Le clarinettiste de jazz Benny Goodman (à l'origine de l'œuvre) et le violoniste Jozsef Szigeti en assurèrent, avec Bartok au piano, la création en avril 1940 au Carnegie Hall et l'enregistrement un mois après. Patrick Szersnovicz
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