241103 - BRUCKNER - SYMPHONIE 3 À 9, TE DEUM, MESSE N°3 - MÜNCHNER PHILHARMONIKER, SERGIU CELIBIDACHE
|
|
|
|
|
|
241103 - BRUCKNER - SYMPHONIE 3 À 9, TE DEUM, MESSE N°3 - MÜNCHNER PHILHARMONIKER, SERGIU CELIBIDACHE
|
|||
|
|
ANTON BRUCKNER 1824-1896 « Celibidache, Münchner Phulharmoniker, Anton Bruckner » Münchner Philharmoniker, Sergio Celibidache Warner, 12 CD. Diapason d'or. BRUCKNER – Te Deum BRUCKNER – Messe n°3
|
||
|
|
POUR L'ÉTRERNITÉ Quel bonheur de retrouver, remastérisés en SACD pour la circonstance, les fabuleux Bruckner donnés en concert par Sergiu Celibidache au pupitre des Münchner Philharmoniker et qui bouleversèrent l'histoire de l'interprétation brucknérienne. À force de répétitions innombrables et d'une exigence hors norme (en témoignent ici des extraits de répétitions de la 9°), le maestro roumain élabora – notamment chez Bruckner – une conception inouïe des œuvres. Au-delà des tempos d'une ampleur inconnue jusque-là, il révèle la formidable perception du développement temporel somme élément constitutif de l'architecture sonore. Subjugué, l'orchestre munichois suit son chef dans sa quête de perfection, incomparable en particulier dans les grands adagios qui, dès celui de la 5°, nous emportent dans un autre monde. Mais Celibidache qui sait aussi faire claquer les scherzos dans des tempos nettement plus conformes aux habitudes, accentuant ainsi les contrastes au sein de chaque symphonie. Outre la « Romantique », et son gigantesque finale que seul le chef a su porter à cette dimension quasi cosmique, notamment dans un coda sans équivalent, le coffret culmine dans la plus démesurée des 8° (105' !), cathédrale sonore unique, avec un adagio au parfum d'éternité. Captée quelques mois seulement avant la mort du maestro (1996), la 9° dépasse en noirceur et terreur de l'au-delà tout ce qu'offre la discographie. Le Te Deum, enregistré en 1982, se signale comme la première collaboration (accomplie, déjà) du chef avec la phalange, la Messe n°3 par un quatuor somptueux. S'il compte des suiveurs (tel Rémy Ballot), Celibidache demeure le seul à nous avoir ouvert les portes de la musique de Bruckner avec autant de profondeur et d'immensité. Jean-Claude Hulot
|
|
|
|
|
|||

Commentaires
Enregistrer un commentaire