241102 - MUS QZD - RUDOLF FIRKISNY EDITION
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241102 - MUS QZD - RUDOLF FIRKISNY EDITION
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RUDOLF FIRKUSNY 1912-1994 « Rudolf Firkusny Edition » Eloquence (12 CD), Diapason d'or
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LEOS JANACEK 1854-1928 « lA MUSIQUE POUR PIANO DE lEOS jANACEK » Rudolf Firkusny (piano). Columbia masterworks |
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DANDY TCHÈQUE Présenté à Janacek à l'âge de cinq ans, le pianiste tchèque Rudolf Firkusny (1912-1994) sera durant toute sa carrière le champion d'une musique plutôt faite pour les confidences intimes que pour les estrades de concert. Les gravures qu'il consacra aux grandes œuvres de son maître, seul (Sur un sentier broussailleux, Dans les brumes ...) ou avec un petit ensemble (Concertino, Capriccio) séduisent toujours par ce mélange de franchise et de demi-teintes. Elles sont au centre d'un coffret regroupant les enregistrements pour DG, Decca et Westminster réalisés par Firkusny entre 1960 et 1975. ce complément idéal au coffret de Sony de 2019 (Columbia des années 1950 et RCA des années 1980) offre un parfait résumé du répertoire et des qualités de l'interprète, parmi lesquelles une grande élégance et une clarté rare dans le discours. Les Ravel de 1960 sont une vraie révélation, avec des Jeux d'eau et une Alborada à se damner. Jusque-là inédite, la dernière sonate de Schubert (couplée avec les Variations « Duport » de Mozart) parle avec le cœur, mais un cœur peut-être trop confiant pour les abîmes de l'Andante. Partition de chevet, le concerto de Dvorak avec Laszlo Somogyi et des Viennois en toute petite forme, en 1963, fait pâle figure face aux témoignages avec Szell (Sony), Süsskind (Vox) ou Neumann (RCA). Des Beethoven ayant autant d'allure que de nerf – un « Empereur » de 1973 avec Uri Segal et trois sonates de Beethoven, dont une « Clair de lune » vraiment remarquable – nous rappellent que Firkusny avant travaillé avec Schnabel. Merveilleusement chantantes, ses sonates pour violoncelle de Brahms avec Fournier restent un modèle de distinction, tandis que quatre CD retracent la complicité qui unissait le pianiste avec l'archet si viennois d'Erica Morini. Quelle leçon de style que leurs Beethoven (n°2,5,7 et 8), sans oublier deux sonates de Mozart d'une grâce infinie. Un portrait attachant et une invitation à ne pas se limiter au seul Janacek. Laurent Muraro
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