241101 - MUS QZD- RAFAEL OROZCO - THE PHILIPS LEGACY
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241101 - MUS QZD- RAFAEL OROZCO - THE PHILIPS LEGACY
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RAFAEL OROSCO 1946-1996 « Rafael Orozco. The Philips Legacy » Eloquence (8 CD)
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WOLFGANG AMADEUS MOZART 1756-1791 « Concertos pour piano et orchestre N°26 « Coronation » et 27 » Rafael Orozco, English Chamber Orchestra, Michel Dutoit SERGE RACHMANINOV 1873-1943 « The Best of Rachmaninov » Rafael Orozco, Zoltan Kocsis, Rotterdam Philharmonic Orchestre, Royal Philhar-monic Orchestra, Edo de Waart CD 1 Concert pour piano n°2 Rhapsodie sur un thème de Paganini Vocalise Liebesleid Préludes CD 2 Symphonie n°2
The Isle of the Dead |
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GRAND D'ESPAGNE Malgré des débuts en fanfare, Rafael Orozco (1946-1996) ne devint jamais à proprement parler une star du clavier, mais il avait su conquérir le cœur du public et des pianophiles les plus exigeants. Devenu son mentor, Alexis Weissenberg voyait en lui « le pianiste le plus intéressant et complet de sa génération ». Dans la foulée de sa victoire au Concours de Leeds 1966, il signe cheza His Master's Voice (où il grave des Préludes de Chopin et une Sonate n°3 de Brahms d'anthologie) avant de passer chez Philips en 1972, pour une poignée d'albums tous fabuleux et réunis ici par Eloquence. Son intégrale des concertos de Rachmaninov, en parfaite entente avec la direction très soignée d'Edo De Waart, reste emblématique. Flamboyante, la virtuosité laisse partout la primauté au chant ; malgré la densité du son, aucune lourdeur n'entrave la fluidité du jeu. Une fringante Rhapsodie sur un thème de Paganini et des Concertos n°2 de Chopin et n°1 de Tchaïkovski filant droit, prolongeant la réussite – De Waart est toujours au pupitre. Autre sommet chez Rachmaninov, cette fois en solo, ces titanesques Etudes-Tableaux op. 33 n° 5 et 6. Si ses Chopin ont l'ardeur et la clarté incarnées, Orozco n'en sussurre pas moins amoureusement les épisodes contemplatifs. Chez Schumann, on préfère ses Kreisleriana bientôt soulevés de terre à une Fantaisie op. 17 parfois un peu agressive – les quelques duretés de la prise de son, assez loin de ce que pouvait faire Philips à la même époque pour un Claudio Arrau, n'y sont pas pour rien. Quant à la Sonate en si mineur de Litz, une des plus rapides de la discographie, elle résumerait à elle seule l'art du pianiste espagnol. Sa nature impétueuse et son approche chaleureuse des œuvres s'allient partout à une technique d'acier, à une franchise de ton, une éloquence dépourvue d'affèterie, qui font toujours le prix de ces témoignages, un demi-siècle plus tard. Bertrand Boissard
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