241027 - MUS QZD- BRUCKNER & KLOSE - ŒUVRES POUR QUATUOR À CORDES - QUATUOR DIOTINA

 





241027 - MUS QZD- BRUCKNER & KLOSE - ŒUVRES POUR QUATUOR À CORDES - QUATUOR DIOTINA







FRIEDRICH KLOSE

1862-1942

« String Quartets »

Quatuor Diotima

Pentatone

KOLSE – Quatuor à cordes

BRUCKNER – Quatuor à cordes

BRUCKNER – Rondo

BRUCKNER – Thème et variations.




TECHNIQUE : 4/5

Enregistré par Stephan Schmidt en février 2024 à la Brucknerhaus de Linz. Une image de quatuor à cordes homogène et équilibrée. La grande précision globale, sans être trop sèche, souffre d'un léger manque d'enveloppement.





C'est un joyau, une révélation même, que le quatuor à cordes de Friedich Klose. Cet étudiant de Felix Mottl à Karlsruhe vint en 1886, sur la recommandation de son maître, à Vienne prendre des leçons particulières auprès de Bruckner. Terminé en 1911 alors que Klose enseignait à son tour à Munich, son Quatuor en mi bémol majeur se veut « un hommage rendu en quatre versements à [s]es sévères maîtres d'école allemands ». Par ses dimensions (cinquante minutes environ), sa construction rigoureuse, la richesse de son inspiration, il évoque davantage le quatuor de Franck que le style brucknérien, hormis la splendide conclusion de l'Adagio man non troppo ou le fantastique démoniaque du Vivace. Les Diotima plongent avec audace dans sa polyphonie très dense et en préservent la lisibilité (ce qui n'est pas un mince exploit) jusqu'à l'exaltation du vaste finale. Leur parfaite homogénéité, la beauté de leurs timbres restituent les climats variés de ce qui nous apparaît comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre du genre en terres germaniques au début du XX° siècle. Une découverte précieuse : seul existait un 33-tours confidentiel gravé par le Quatuor de la Tonhalle de Zurich que remplace avantageusement ce nouvel enregistrement.

Cette merveille est d'autant plus recommandable que les Diatona lui offrent une luxueuse compagnie en réunissant tout ce que Bruckner a écrit pour le quatuor à cordes. Certes, ces pages n'appartiennent pas à sa plus grande période créatrice mais à ses tardives études d'écritures sous la houlette d'Otto Kitzler. Dès 1861, il met en pratique ce qu'il apprend dans un Thème et variations en mi bémol majeur, encore assez scolaire, et un Quatuor en ut mineur où perce déjà une vraie personnalité. Même si, inévitablement, l'ombre de Schubert plane sur l'Andante et le souvenir de Haydn imprègne le Scherzo. Achevé dans la foulée, le Rondo en ut mineur constitue un finale alternatif, plus travaillé que le premier mais moins bien adapté à l'ensemble de la partition : le geste conclusif du premier jet, typiquement brucknérien, reste préférable. Là aussi les Diotima se hissent sans peine au sommet. À la référence posée par L'Archibudelli pour le quatuor et le rondo (Sony), ils livrent un pendant plus romantique, moins ancré dans la descendance haydnienne.

Jean-Claude Hulot




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