241005 - LIT LEC - LA COMÉDIE HUMAINE - SCÈNES DE LA VIE POLITIQUE – LE DÉPUTÉ D'ARCIS - D'HONORÉ DE BALZAC

 





241005 - LIT LEC - LA COMÉDIE HUMAINE - SCÈNES DE LA VIE POLITIQUELE DÉPUTÉ D'ARCIS - D'HONORÉ DE BALZAC






« LE DÉPUTÉ D'ARCIS » (LA COMÉDIE HUMAINE, SCÈNES DE LA VIE POLITIQUE)


d'Honoré de BALZAC


Éditons GALLIMARD, Collection La Pléiade




L'histoire débute en province en 1839, juste à côté des terres des cinq-cygne. La petite ville va devoir remplacer son député vieillissant. Celui-ci prévoit de faire nommer son fils Charles (rien n'a changé d'ailleurs avec nos habitudes 180 ans plus tard les pratiques politiciennes se perpétuent allégrement).
A Paris cependant, le ministre Rastignac prévoit lui le parachutage d'un certain ARCIS.

C'est ainsi que se présente l'intrigue.
Le projet fut conçu par l'auteur en 1839. Après de multiples tentatives le texte se fait et se défait jusqu'en 1843 où il est placé dans les oubliettes. En 1847 Balzac racle les tiroirs, les créanciers crient au loup et il reprend une fois encore ce roman martyr qu'il ne terminera d'ailleurs pas de son vivant.
Voici donc la symphonie inachevée selon Balzac.
Dans l'immense fouilli des personnages il peut arriver que le lecteur particulièrement en forme ne s'endorme pas tout de suite ou ne se retrouve dans un état de torpeur où tout s'oublie.

Je lus ce curieux livre sans trop comprendre. Je pense que Maintenant le pire est passé


PERSONNAGES
On notera d'abord le réemploi du personnel d'Une ténébreuse affaire, dans ses descendants (Giguet, Goulard, Michu, Violette) ou ses survivants (Malin de Gondreville, Me Grevin). Enfin des personnages relais (Diane de Cadignan, Du Tillet, la marquise d'Espard) sont là pour assurer la connexion avec d'autres romans.


  • Philéas BEAUVISAGE : né en 1792. Fils d'un fermier des Simeuse, il avait épousé la fille, née Grévin, d'un de leurs plus cruels ennemis. Elu député d'Arcis en 1839 (La Cousine Bette, 1846). Le personnage n'est pas sans rappeler ceux de Joseph Prudhomme et de Jérôme Paturot (Colin Smethurst). On peut penser aussi au Mitouflet de la Monographie du rentier (1839). Rédigée en février 1840, la préface du Cabinet des Antiques cite le titre d'un livre « déjà fort avancé », Les Mitouflet, titre repris et augmenté par Balzac dans sa lettre à Théophile Gautier du 28 avril 1840 (Les Mitouflet, ou L'Election en province).

  • Cécile BEAUVISAGE : née en 1820. Fille adultérine de Mme Beauvisage et du vicomte de Chargeboeuf, c'est « la plus riche héritière du département » (« lady Crésus »). Elle épousa, vers 1841, Maxime de Trailles (Béatrix, 1845).

    Vicomte René-Melchior de CHARGEBOEUF : sous-préfet d'Arcis en 1815. Issu de la branche aînée, mais désargentée, d'une vieille famille champenoise, dont la branche cadette, plus fortunée, était de Cinq-Cygne. Amant de Mme Beauvisage et père de Cécile. Muté à Sancerre en 1820, à la demande de Laurence de Cinq-Cygne, il y fréquenta le salon de Mme de La Baudraye (La Muse du département, 1843).

  • Simon GIGUET : avocat. Fils du colonel d'Une ténébreuse affaire et candidat, contre Charles Keller, des « électeurs indépendants ».

    Malin, comte de GONDREVILLE : quatre-vingts ans en 1839 ou soixante-dix ans en 1833. Organisé par les sbires de Fouché (Corentin et Peyrade), son enlèvement avait donné lieu, en 1806, au procès qui aboutit à la condamnation de Michu et des quatre cousins apparentés Cinq-Cygne (Une ténébreuse affaire, 1841).

    Antonin GOULARD : sous-préfet d'Arcis en 1839 et prétendant de Cécile Beauvisage. Fils d'un ancien piqueur des Cinq-Cygne, maire de Cinq-Cygne en 1803 (Une ténébreuse affaire, 1841).

    Me GREVIN : ancien notaire, et ami d'enfance de Malin de Gondreville. Agé de 76 ans en 1839, il « s'essayait à l'état de cadavre ». Chef de l'opposition libérale, il espérait marier Cécile Beauvisage, sa petite-fille, à Charles Keller.

    Comte François KELLER : banquier, ami de Nucingen et gendre de Malin de Gondreville. Député d'Arcis-sur-Aube depuis 1816, fait comte et pair en 1839, il entendait laisser son siège à son fils, Charles. L'invention de son personnage, dont le modèle passe pour avoir été le banquier Laffitte, remonte à César Birotteau (1837). Il avait été, sous la Restauration, régent de la Banque de France, et orateur de la gauche à la Chambre (Le Cabinet des Antiques, 1839), « défenseur des droits du peuple » (Les Paysans, 1844). Liquidateur, en 1819, de la faillite Grandet, avec des Grassins (Eugénie Grandet, Pl., III, 1143, var. b, où il s'agit d'une variante de Furne (1843), en remplacement d'une désignation anonyme dans l'édition originale).

    Comtesse François KELLER : née Bouvry (La Duchesse de Langeais, 1833-1834 ; Pl., V, 1014, var. a), puis Grandville (ibid., Furne, 1843) et pour finir Malin de Gondreville (Splendeurs et misères des courtisanes, de Potter, 1844 ; Pl., VI, 1844, var. b. – Le Cabinet des Antiques, Furne, 1844 ; Pl., IV, 981, var. E).

    Vicomte Charles KELLER : fils des précédents. Chef d'escadron attaché à l'état-major, en Algérie, du duc d'Orléans. La nouvelle de sa mort, à trente ans, parvient à Arcis le jour de la réunion électorale de Simon Giguet. Son monument funéraire, au Père-Lachaise, représentent les trois glorieuses, « l'Armée, la Finance et la Famille »



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