240910 - MUS QZD - ROMAN – ASSAGI POUR VIOLON SEUL - SUE-YING KOANG
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240910 - MUS QZD - ROMAN – ASSAGI POUR VIOLON SEUL - SUE-YING KOANG
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JOHAN HELMICH ROMAN 1694-1758 « Œuvres pour violon seul » Sue-Ying Koang (violon). Indésens. ROMAN – Assagi pour violon seul ROMAN – Études pour violon seul PERGOLÈSE/ROMAN – Stabat mater (extraits, arr. Pour violon seul).
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré au temple protestant de Pampigny (Suisse) en mai 2023 par Jean-Daniel Noir. Un violon capté dans une splendide acoustique. La présence de l'instrument, les détails du jeu sont particulièrement bien restitués dans une image à l'ampleur et au relief réussi.
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Après celui de Fabio Blondi (Naïve, cf. n° 735), un nouvel album met à l'honneur le « père de la musique suédoise ». Sue-Ying Koang a choisi neuf pièces pour violon seul inédites au disque et mêle aux Assagi des Études (Övningar). On admire l'autorité, l'aplomb avec lesquels l'interprète aborde ces pages difficiles – dès les Études en ut mineur, mi bémol majeur et fa majeur, quelle maestria ! Si, conformément à leur genre, chacune développe un motif relativement répétitif, Koang leur insuffle variété et relief par la diversité des attaques, l'intelligence de l'agogique et une inspiration constamment renouvelée. « Captivée par l'originalité, la qualité » de ces œuvres, elle nous en convainc à chaque instant. Les grandes exigences techniques de Roman ne prennent jamais la violoniste en défaut, et elle paraît n'avoir rien à craindre des bariolages, doubles cordes, accords, lignes polyphoniques qu'elle déploie avec bravoure. La matière délicate lui réussit tout autant : écoutez le début de l'Assagio en mi mineur BeRI 312, aux allures d'improvisation que Koang restitue à la perfection sans pour autant perdre le fil ! À entendre comme elle murmure ici, comme elle décoche là une note longue qui semble briser la ligne, comme elle relance le discours et varie les inflexions, on se dit que le mot panache résume à merveille son interprétation. La mélodie dont elle pare le Non troppo adagio est prenante, l'enchaînement avec l'Allegro moderato expertement géré. Et quel chic dans la Giga finale ! La douceur solaire mise à l'entame de l'Andante de L'Assagio BeRI 313, ses accélérations et ralentissements, les attaques « arrachées » de l'Allegretto, les légers portamentos qu'elle ose dans le finale du BeRI 317, par exemple, sont autant de trouvailles efficaces qui retiennent l'attention et confèrent une grande personnalité à cette vision partout empreinte de fantaisie. Aux œuvres originales de Roman, Koang joint deux arrangements par le Suédois de mouvements du Stabat mater de Pergolesi (Fac ut ardeat et Amen). Le pari qui consiste, pour le transcripteur, à confier à un violon seul des pages destinées à deux voix et une petit orchestre, et, pour l'interprète, à restituer cette richesse, est gagné haut la main : superbe ! Loïc Chahine
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