240908 - MUS DIA IND – 171 - BRAHMS - UN REQUIEM ALLEMAND - SCHWARZKOPF, FISCHER-DIESKAU, KLEMPERER
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240908 - MUS DIA IND – 171 - BRAHMS - UN REQUIEM ALLEMAND - SCHWARZKOPF, FISCHER-DIESKAU, KLEMPERER |
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Vers la lumière Le premier mouvement reste sombre jusqu'à l'entrée du hautbois, « Heureux les affligés car ils seront consolés. » Altos, ténors et basses entonnent au début du II une marche lugubre. Puis l'orchestre fait souffler un vent froid, et le chœur reprend, forte, le message d'une « chair », aussi fragile que « l'herbe ». Dans un contrepoint dense, l'optimisme lutte avec les chromatismes doloristes et met en fuite les âmes plaintives. Au III, un homme (baryton solo) implore Dieu et remet son espoir en lui, relayé par le chœur. Au centre de son Requiem, Brahms peint les « aimables demeures » destinées au repos éternel. À ce tableau pastoral succède la lente montée de la soprano solo vers la lumière (V) : « Vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira ... ». Au VI, le baryton dit l'espoir de la résurrection. Puis, à l'attente qui ouvrait le mouvement répond une action de grâces. Suit enfin une ultime et idyllique évocation du paradis (VII) : sopranos sorties de l'éther, violons musardant et conclusion apaisée. Au Kingsway Hall de Londres, en mars et avril 1961, Otto Klemperer assouvit la quête de raffinement sonore du producteur Walter Legge en sculptant un monument intemporel de facture presque classique. Tempo et phrasé très tenus, d'une grandiose austérité, laissent rayonner l'inspiration. Les détails de l'orchestration se fondent dans le marbre du Philharmonia, estompés au profit de la ligne. Le dynamisme vertical des polyphonies s'affirme dans un sentiment de grandeur. Mais une grandeur habitée par un chœur formidablement discipliné, irradiant, et deux diseurs fabuleux de sobriété : un Dietrich-Fiskau et une Elisabeth Scharzkopf épousant la vision du chef. Benoît Fauchet
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