240712 - MUS QZD - SCHUBERT - FANTAISIE EN FA MINEUR - PAVEL KOLESNIKOV & SAMSON TSOY
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240712 - MUS QZD - SCHUBERT - FANTAISIE EN FA MINEUR - PAVEL KOLESNIKOV & SAMSON TSOY
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FRANZ SCHUBERT 1797-1828 « Fantaisie en fa mineur » Pavel Kolesnikov, Samson Tsoy (piano) HM. SCHUBERT – Fantaisie D940 SCHUBERT – Divertissement à la hongroise D818 DESYANIKOV – Trompe-l'œil.
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré en novembre 2023 l'Auditorium Gustav Mahler de Dobbiaco (Itale) par Alban Moraud et Alexandre Evrard. Un piano particulièrement feutré, rond dans les médiums et graves, et des aigus qui se déploient. L'ampleur dynamique est parfaitement restituée par le relief de l'image.
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C'est un véritable et fascinant jeu de miroirs que Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ont imaginé. Sous leurs doigts complices, le Divertissement à la hongroise de Schubert est une merveille de sensibilité piquante, de fraîcheur désinvolte. Rien ne pèse, tout baigne ici dans une douce lumière. L'allegretto conclusif n'a-t-il jamais sonné avec cette transparence, ce relief minutieusement dessiné ? D'un raffinement hors du commun, leur interprétation n'en est pas moins la vie même. Elle sait ménager des surprises, comme ces sonorités de cymbalum que produit le frottement des cordes du Yamaha CFX sur des cartes de vœux (!) malicieusement glissées à certains moments par nos duettistes. Rien de mortuaire, comme parfois, dans le début de la Fantaisie en fa mineur : abordé sans pathos ni emphase, il respire au contraire la sérénité, vision presque souriante d'un monde idéal. Rien de lourd ni d'asséné non plus dans le Largo. La légèreté caractérise un Scherzo délicatement vivace et affûté, sans brillant superflu. Et quelle lisibilité dans la fugue finale, qui enfle progressivement jusqu'à prendre de colossales proportions ! Lorsque revient le thème initial, l'auditeur n'a pas touché terre, captivé jusqu'à la dernière note, qui se prolonge jusqu'au silence. Entre les deux partitions de Schubert, Kolesnikov et Tsoy placent un ludique Trompe-l'œil de Leonid Desyatnikov (né en 1955). Cet écho fantomatique à la Fantaisie de Schubert (même structure, même longueur) se partage entre évanescences, reflets fragmentaires, et réminiscence au goût d'inachevé. Différents motifs sont ainsi passés au tamis d'une florissante imagination harmonique et rythmique : là encore, l'attention est constamment maintenue en éveil. Un pur joyau. Bertrand Boissard
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