240516- MUS QZD - BRITTEN - CONCERTO POUR VIOLON, MUSIQUE DE CHAMBRE - ISABELLE FAUST, BORIS FAUST, ALEXANDER MELNIKOV, JAKUB RHUSA
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240516- MUS QZD - BRITTEN - CONCERTO POUR VIOLON, MUSIQUE DE CHAMBRE - ISABELLE FAUST, BORIS FAUST, ALEXANDER MELNI-KOV, JAKUB RHUSA
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BENJAMIN BRITTEN 1913-1973 « Concerto pour violon. Musique de chambre » Isabelle Faust (violon), Alexander Melnokov (piano), Boris Faust (alto), Orhestre symphonique de la Radio bavaroise, Jakub Hrusa. Harmonia Mundi. BRITTEN – Concerto pour violon, Op. 15. BRITTEN – Suite pour violon et piano, Op. 6. BRITTEN – Reveille BRITTEN – Deux pièces pour violon, alto et piano.
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré le 28 et 29 octobre 2021 par Kiemens Kamp à l'Isarphilarmonia de Munich (live) et en août 2022 pâr Julian Schwenker au Studio Teldex de Berlin. Dans le concerto, le violon est au premier plan d'un orchestre ample et aéré. Ailleurs, les instruments dialoguent au sein d'une image feutrée au relief bien dessiné.
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Reflet distancié d'une époque troublée, le Concerto pour violon (1940) de Britten parle depuis les territoires du rêve, à travers d'inquiétantes visions ou en empruntant les formes du passé. Toujours masqué, en somme. Le Moderato con moto démarre dans un langoureux crépuscule, paré des couleurs somptueuses que Jakob Hrusa obtient de musiciens de la Radio bavaroise. L'échange avec l'archet soliste ne cherche pas la surenchère mais l'équilibre : ce que l'accompagnement ajoute en lyrisme et en opulence, Isabelle Faust le retranche pour viser la transparence et la sobriété. Dans cette mécanique des fluides, le développement fait office de bascule. Avec une grâce persuasive, la violoniste prend l'ascendant sur l'orchestre. Mais alors que la coda ramène un lumineux ré majeur, les glissements en doubles cordes laissent ici percer des regrets. Derrière l'envol, un pressentiment de la chute ? La pérennité avec la musique de Berg a paru rarement aussi frappante. Propulsé à un tempo haletant des timbales rageuses, le Vivace central déchire le voile. La pente naturelle du jeu de Faust ne l'entraîne peut-être pas vers une férocité débridée, mais ce qui pourrait lui manquer en puissance, elle le compense par les qualités qui distinguent ses Bartok et Stravinsky (HM) : articulation fluide, précision des attaques, assurance discursive. Enchaînée à la cadence du scherzo, la Passacaille finale est ainsi guidée des ténèbres jusqu'à l'invocation de l'aube, à en perdre la voix. Deux partitions chambristes écrites pour le virtuose espagnol Antonio Brosa, créateur du concerto, sont traitées avec la même maîtrise. Après les brumes de Reveille (1937), étude de concert moquant un dédicataire lève-tard, c'est à la pointe sèche que la violoniste dessine les pastiches de la Suite op. 6 (1936), en parfaite complicité avec le piano d'Alexander Melnikov. Frère d'Isabelle, l'altiste Boris Faust les rejoint dans un diptyque inédit de 1929, fantasque et plein de hardiesse, où un Britten adolescent savoure le temps de l'insouciance. Marc Lesage
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