240516 - CIN FIL - MEDNUM - « FAIS DE BEAUX RÊVES » - DE MARCO BELLOCHIO

 





240516 - CIN FIL - MEDNUM - « FAIS DE BEAUX RÊVES » - DE MARCO BELLOCHIO





« FAIS DE BEAUX RÊVES »

de MARCO BELLOCHIO

2016 – France, Italie

avec Bérénice Béjo, Guido Caprino, Valerio Mastandrea

2 h 06








Turin, 1969. Massimo, un garçon de 9 ans, perd sa mère dans des circonstances mystérieuses. Un prêtre lui explique qu'elle est désormais au paradis. Massimo refuse d'accepter cette disparition brutale. Années 1990. Massimo est devenu un journaliste accompli, mais son passé le hante ... Marco Bellochio signe un film virtuose en forme de parcours mental. Avec Valerio Mastandrea et Bérénice Bejo.

Turin, fin des années 1960. Une nuit, Massimo, 9 ans, est réveillé en sursaut par des cris. On lui annonce d'abord que sa mère est hospitalisée, puis qu'elle est montée au paradis, ce qu'il refuse obstinément de croire. Trente ans plus tard, de retour dans l'appartement de son enfance, qu'il s'apprête à vendre suite au décès de son père, Massimlo est submergé par les souvenirs : un trajet en bus avec sa mère, une virée au stade du Torino Football Club, à l'origine de sa vocation de journaliste sportif, un reportage dans les Balkans en guerre, une crise d'angoisse apaisée par une jeune médecin ...

Narration fragmentée

« Fais de beaux rêves », lui a-t-elle soufflé dans l'oreille avant de s'évaporer dans la nuit. S'emparant d'un récit autobiographique du journaliste italien Massimo Gramellini, best-seller en Italie, Mario Bellochio brosse le portrait d'un homme (Valerio Mastandrea, tout en retenue) dévasté par un deuil incompréhensible, sur lequel les adultes ont déposé un pudique voile de secret. Gamin aux grands yeux noirs indociles, Massimo se rebelle contre la perte de sa mère adorée – avec le soutien de Belphégor, allié imaginaire sorti de la télé -, avant de lui inventer une vie à l'étranger, puis de se réfugier dans l'oubli alors qu'il mène une carrière à succès. Mais dans les antichambres du pouvoir comme dans les ruines de Sarajevo assiégé, la mort rôde, réveillant sa blessure originelle ... De cette histoire simple, le cinéaste tire un mélodrame délicat, transcendé par une narration fragmentée et un art de la mise en scène qui irrigue chaque plan. Du twist inaugural entre mère et fils à une danse finale libératrice – symbole d'une renaissance à l'amour personnifiée par Bérénice Bejo -, Fais de beaux rêves embrasse le bouleversant cheminement vers l'apaisement et la vérité de cet homme blessé.




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