240508 - CIN FIL - ARTE - « LE GENOU D'AHED » - DE NADAV LAPID

 





240508 - CIN FIL - ARTE - « LE GENOU D'AHED » - DE NADAV LAPID






« LE GENOU D'AHED »


de NADAV LAPID

2021 – Israël

avec Avshalom Pollak, Nur Fibak, Lidor Edri

1 h 43







Avant la projection de son dernier film, un réalisateur doit signer un formulaire qui encadre sa liberté d’expression... Le quatrième long métrage de l’Israélien Nadav Lapid ("Synonymes") sonne comme un cri de colère et de désespoir contre l’effondrement moral de son pays.

Y., un cinéaste israélien, se rend dans le désert d’Arava, près de la frontière jordanienne, afin de présenter son dernier film. Sur place, il est accueilli par Yahalom David, une fonctionnaire du ministère de la Culture, qui a organisé la projection. Mais avant d’échanger avec le public, Y. doit signer un formulaire qui encadre ce qu’il a le droit de dire lors de son intervention. Alors qu’il prépare, en parallèle, le tournage de son prochain long métrage intitulé Le genou d’Ahed Tamimi, en référence à cette jeune Palestinienne emprisonnée pour avoir giflé un soldat, il se lance dans une lutte désespérée pour la liberté dans son pays mais aussi contre la mort de sa mère, atteinte d’un cancer…


Cri de colère


Comme ne l’indique pas son titre volontairement mensonger,
Le genou d’Ahed ne traite pas de cette rebelle qui avait défrayé la chronique en 2017 et contre qui un député avait préconisé une balle dans la rotule pour la rendre handicapée. Avant de se plonger dans ce film impossible, Y., double de Nadav Lapid (Synonymes), fait face à la censure que lui impose son ministère via un document administratif a priori anodin – mais qui a pour but de contrôler la liberté d’expression des artistes et de ficher les récalcitrants. Tel un tabou, la question palestinienne survole silencieusement ce film empli de tristesse et de désespoir. Errant avec nostalgie au milieu du désert, Y. s’efforce de garder contact avec sa mère atteinte d’un cancer. Mais pour le réalisateur israélien, cette mère malade, c’est aussi sa patrie qu’il estime enfermée dans le nationalisme, le racisme et le conservatisme. Usant d’astucieux mouvements de caméra brusques et déconcertants, son film est un cri de colère qui s’avère d’autant plus irrationnel que le cinéaste se sent étouffé par un gouvernement lancé dans une fuite en avant militariste.




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