240414 – MUS QZD - TIPPETT - THE MIDSUMMER MARIAGE - SOLISTES, ENGLISH NATIONAL OPERA CHORUS, LONDON PHILHARMONIC ORCHESTRA & CHOIR, EDWARD GARDNER
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240414 – MUS QZD - TIPPETT - THE MIDSUMMER MARIAGE - SOLISTES, ENGLISH NATIONAL OPERA CHORUS, LONDON PHILHARMONIC ORCHESTRA & CHOIR, EDWARD GARDNER
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MICHAEL TIPPETT 1905-1998 « The Midsummer Mariage » Robert Murray (Mark), Rachel Nicolls (Jenifer), Ashley Riches (King Fisher), Jennifer France (Bella), Toby Spence (Jack), Claire Barnett-Jones (Sosostris), Susan Bickley (l'Ancienne), Joshus Bloom (l'Ancien), English National Opera Chorus, London Philharmonic Orchestre & Choir, Edwar Garner. LPO (3 CD). TGIPPETT – The Midsummer Mariage
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré en public au Royal Festival Hall (Southbank Centre) de Londres par la BBC le 25 septembre 2021. Une image sonore large et d'une grande précision avec des plans bien construits et des voix solides mettant en relief chaque détail pour une meilleure compréhension du texte. Dynamique tonique.
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Edward Gardner entamait, en septembre 2021, son mandat de directeur musical du London Philharmonic Orchestra par un geste audacieux : donner en version de concert The Midsummer Mariage, qui avait été créé à Covent Garden en 1955. Saisie par les micros de la BBC au Royal Festival Hall, la soirée permet de replacer sous une lumière vive le premier grand opéra de Michael Tippett, un demi-siècle après l'enregistrement de Colin Davis (Philips, 1971), aujourd'hui difficilement accessible. Sous un titre shakespearien et l'influence de la psychologie analytique jungienne, un Tippett porté par des fondamentaux humanistes a longuement mûri le livret et la partition de ce Mariage du solstice d'été. Le symbolisme de l'ouvrage, articulé en trois actes, s'inspire clairement de La Flûte enchantée. Un premier couple (Mark et Jenifer, chantés par Robert Murray et Rachel Nicholls), volontiers aristocratique, entre, comme Tamino et Pamina, dans une quête de vérité initiatique, quand le second (Jack et Bella, alias Toby Spence et Jennifer France), est plus terrien, à l'image de Papageno et Papagena. Nos deux ténors et deux sopranos aux caractères bien ciselés se retrouvent sous la surveillance pleine d'autorité d'une sorte de « Roi de la Nuit », King Fisher (le baryton-basse Ashley Riches), avec l'aide de la voyante Sosostris (la mezzo Claire Barnett-Jones). La distribution est flattée par l'art de la conversation que Tippett inscrit dans sa vocalité. Et par la clarté que Gardner y déploie, soucieux de ne pas enfouir ces lignes sous une écriture orchestrale ouvragée, dense voire touffue. Celle-ci se révèle néanmoins toujours nette et parfois même virtuose sur le plan rythmique, comme dans les quatre « danses rituelles » (trois à l'acte II, la dernière au III) qui forment un vrai morceau de bravoure à part entière. Très sollicités par de savantes constructions polyphoniques, les chœurs ont la vigueur des excellents amateurs du London Philharmonic Chorus, que Gardner a la bonne idée de renforcer par les choristes de l'English National Opera. Le Midsummer Mariage trouve dans la ferveur de cette captation sur le vif sa gravure moderne de référence. Benoît Fauchet
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