240317 - MUS QZD - KORNGOLD - QUINTETTE AVEC PIANO ET QUATUOR À CORDES - QUATUOR ALMA, SEVERIN VON ECKARDSTEIN

 





240317 - MUS QZD - KORNGOLD - QUINTETTE AVEC PIANO ET QUATUOR À CORDES - QUATUOR ALMA, SEVERIN VON ECKARDSTEIN







ERICH WOLFGANG KORNGOLD

1897-1957

« Quintette avec piano et Quatuor à cordes »

Severin von Eckardstein (piano), Quatuor Alma

Challenge.

KORNGOLD – Quintette avec piano op. 25

KORNGOLD – Quatuor à cordes n°1




TECHNIQUE : 4,5/5

Enregistré en octobre 2022 aux studios MCO d'Hilversun (Pays-Bas) par Fabian Franck. Couleurs chaleureuses, sonorité riche et enveloppante. Dans le quintette, un piano généreux idéalement intégré au quatuor à cordes crée une synergie entre les instruments, mettant en avant la finesse du dialogue musical.





Au début des années 1920, Korngold est au faîte de sa gloire. La création de Die tote Stadt, le 4 décembre 1920 sous la baguette de Klemperer, est un triomphe. Entré dans l'âge adulte, le Wunderkind viennois, qui avait ébloui Mahler, Puccini et Strauss, se tourne vers le musique de chambre. Achevé en 1923, son voluptueux Quintette avec piano op. 25, d'un romantisme échevelé, a pour sommet un mouvement lent tité des sublimes Abschiedslieder op. 14. Exactement contemporain, le Quatuor à cordes op. 16 fut créé en 1924 par les Rosé auxquels il est dédié. Terriblement exigeantes sur le plan technique, ces deux partitions requièrent des interprètes capables d'en dépasser la complexité d'écriture pour en restituer le lyrisme débordant.

Les Alma avaient précédemment enregistré les deux derniers quatuors (uniquement proposés en numérique). Leur vision du premier est la plus ample et retenue de la discographie, entièrement orientée vers le vaste finale où se retrouve le motif du « cœur joyeux » qu'affectionnait tant le jeune Korngold. Plus que la tension harmonique, quelquefois pas si éloignée de Zemlinsky ou même Schönbergt, c'est le romantisme exacerbé du langage que mettent en lumière les quatre musiciens néerlandais.

Dans le Quintette op. 15, Severin von Eckardstein domine la redoutable partie de piano (tenue par Korngold lui-même à la création). Avec un Adagio exceptionnellement poignant, les Alma et leur complice signent la version la plus poétique depuis celle, fameuse, de Bengt Forsberg et ses amis (DG). Reste à espérer que l'éditeur reprendra en CD les deux derniers quatuors par les mêmes, qui s'imposent dans ce cycle devant les Aron (CPO) ou les Flesh (ASV).

Jean-Claude Hulot




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