240313 - CIN FIL - ARTE - « AMOUR FOU » - DE JESSICA HAUSNER

 





240313 - CIN FIL - ARTE - « AMOUR FOU » - DE JESSICA HAUSNER






« AMOUR FOU »


de JESSICA HAUSNER


2015 – Allemagne, Autriche, Luxembourg


avec Birte Schnöink, Christian Friedel, Sandra Hüller, Stephan Grossmann, Holger Handke, Barbare Schnitzler


1 h 30








Une succession de tableaux d'une grande beauté retraçant librement les derniers jours du poète romantique Heinrich von Kleist, décidé à s'unir avec son âme sœur ... La cinéaste autrichienne Jessica Hausner (« Hôtel », « Lourdes ») signe une parabole pleine d'ironie sur la versatilité de l'amour.

Berlin, au début du XIX° siècle, à l'apogée de l'époque romantique. Heinrich, jeune poète hanté depuis longtemps par une profonde mélancolie, n'a qu'un souhait : parachever sa vie et son œuvre en se suicidant avec l'âme sœur qui comprendra sa souffrance. Sa cousine Marie (Sandra Hüller, découverte récemment dans Toni Erdmann) n'a aucune envie de mourir avec lui. Il jette alors son dévolu sur Henriette, l'épouse d'une de ses connaissances, qu'il croit touchée comme lui par un profond mal de vivre. Se découvrant atteinte d'une tumeur incurable, celle-ci se rapproche du poète et finit par accepter de conclure avec lui, par amour, le pacte de suicide tant désiré.


Tragédie du malentendu


Librement inspiré des derniers jours du poète Henrich von Kleist, qui se suicida en compagnie de son amie Henriette Vogel en 1811, Amour fou dépeint à merveille le « mal du siècle » puissamment ressenti par les représentants de la génération romantique – notamment avec cette exacerbation du moi qui frôle chez Heinrich la caricature. La cinéaste autrichienne Jessica Hausner (Hôte, Lourdes) se plonge dans les intérieurs bourgeois de la Prusse de début du XIX+ siècle, construisant ce cinquième long métrage, présenté comme une succession de tableaux d'une grande beauté visuelle. En s'attachant plus particulièrement au destin d'Henriette, sa parabole pleine d'ironie interroge la versatilité de l'amour et de l'absurdité d'une fin qui relève peut-être plus du malentendu que de la passion tragique.




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