240308 - MUS QZD - SANDRINE PIAU - REFLETS
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240308 - MUS QZD - SANDRINE PIAU - REFLETS
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SANDRINE PIAU Soprano « Reflets » Orchestre Victor Hugo, Jean-François Verdier Alpha. BERLIOZ - Mélodies DUPARC – Mélodies KOECHLIN – Mélodies DEBUSSY – Mélodies RAVEL – Mélodies BRITTEN - Mélodies
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré par Laure Casenave et Vincent Mons en novembre 2022 à l'Auditorium de la Cité des Arts de Besançon. Les plans se mêlent harmonieusement et des textures d'orchestre chaleureuses soutiennent une voix détourée avec précision qui illumine la scène sonore.
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Après « Clair-obscur » (cf. n°699), voici « Reflet ». Sandrine Piau, rebelle au fourre-tout, sait composer ses programmes autour d'un thème évocateur. Elle sait les chanter, surtout, d'une voix à la rondeur satinée que les années n'ont pas ridée, dont la fraîcheur et l'homogénéité se préservent magnifiquement. Elle n'a rien à craindre de mélodies qui, chez d'autres, mettraient l'aigu en péril ; écoutez la version haute du Spectre de la rose des Nuits d'été ! La maîtrise du souffle lui permet, chez Ravel de galber les longues phrases de Soupir, le premier des Trois poèmes de Stéphane Mallarmé – elle y rejoint au sommet une Suzanne Danco. Au-delà de la technique, la soprano témoigne d'une intimité approfondie avec les mots, sertis dans une ligne admirablement soutenue : le chant et la déclamation fusionnent. Rien ne lui échappe ou ne lui pèse, ni la langueur sensuelle de la Chanson triste ou de L'Invitation au voyage chez Duparc, ni le troublant érotisme de la volubile Pleine eau, deuxième des Quatre poèmes d'Edmond Haraucourt (1890-18797) de Koechlin, que l'on n'entend pas si souvent. Piau crée, là encore, un climat d'onirisme diffus pour l'évanescente jeune fille d'Épiphanie, dernière des Trois mélodies op. 17 Dans les Quatre chansons françaises de Britten, rendues avec un naturel parfait, elle prend la relève de la créatrice Heather Harper (composé en 1928, le cycle ne fut dévoilé qu'en 1980), évitant notamment tout pathos dans L'Enfance. Déjà partenaire de l'album précédent, le chef Jean-François Verdier, pare tous ces « Reflets » de couleurs vives à la clarté chambriste, là où guettait un impressionnisme plus ou moins cotonneux. Pour autant, il n'assèche point les timbres, ni ceux des mélodies, ni ceux des pages debussystes orchestrées par Caplet et Ansermet et glissées en intermèdes. Le Clair de lune illumine une nuit d'étoiles, Pour remercier la pluie du matin, la dernière Epigraphe antique, cursive et aérée, annonce peut-être un jour de fête. Didier Van Moore
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