240305 - MUS DIA IND - HEIFETZ - ŒUVRES DE MENDELSOHN, BRUCH & SARASATE - MUNCH, SARGENT, STEINBERG
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240305 - MUS DIA IND - HEIFETZ - ŒUVRES DE MENDELSOHN, BRUCH & SARASATE - MUNCH, SARGENT, STEINBERG |
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Les attaques ont du mordant, le discours, rigoureusement construit avec une juste dose de fantaisie ça et là, se coule dans une palette de timbres, de nuances et de vibratos dont la séduction opère chaque fois. Et qu'une discipline de fer maintiendra intacte jusque dans ses ultimes témoignages officiels, à l'orée des années 1970. Bach, Beethoven, Mozart, Elgar, Grieg ... Notre collection n'a pas manqué de lui rendre hommage. Après l'Octuor de Mendelssohn partagé en 1961 par le violoniste avec ses complices des « Heifetz-Piatogorsky Concerts » (n°47), voici son Concerto op. 64. En Charles Munch, à Boston en 1659, le soliste trouve un accompagnateur formidablement attentif, qui lui offre davantage de respiration et de détente que Beecham dix ans plus tôt à Londres : il y a ici plus de lyrisme et de malice – on ne peut pas être à la fois plus souriant et vivace dans le finale ! Voici pleinement réalisé « le plus intérieur » des concerts pour violon allemand, « le joyau de cœur », c'est celui de Mendelssohn, jugeait Joseph Joachim. Panache et fantaisie « Le plus riche, le plus envoûtant », c'était pour lui l'Opus 26 de Bruch – dont le virtuose avait créé en 1868 la version définitive. Démonstration en 1951 sous l'archet de Heitz, qui ferait pleurer les pierres dans l'Adagio central, d'autant que le soigneux Malcolm Sargent sait accorder son (fort) tempérament au sien. Les deux musiciens se retrouvent dix ans plus tard pour graver, dans le confort d'une luxueuse stéréophonie, la Fantaisie écossaise (1880). Ses quatre mouvements déploient une écriture acrobatique (les deux Allegro !), des atmosphères tantôt nostalgiques, tantôt martiales, avec une harpe (ici celle d'Osian Ellis) pour souligner le caractère des airs empruntés par Bruch au folklore scottish. Couleurs à foison, pureté du sentiment : Heifetz n'a rien à y envier au dédicataire de la partition, Pablo de Sarasate. Interprète mais aussi compositeur, ce dernier livra à la même époque (1878) des Airs bohémiens dans lesquels chante – tour à tour tendre, blessée, au comble du désespoir, puis soudain ragaillardie par un thème endiablé – toute l'âme du peuple tzigane. C'est peu dire que Heifetz s'y montre aussi héroïque que bouleversant. Parfois égalé, dépassé jamais ! François Laurent |
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