240220 - MUS QZD - CHIN - ŒUVRES DIVERSES - BERLINER PHILHARMONIKER
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240220 - MUS QZD - CHIN - ŒUVRES DIVERSES - BERLINER PHILHARMONIKER
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UNSUK CHIN née en 1961 « Berliner Philharmoniker » Barbara Hannigan (soprano) (d), Christian Tetzlaff (violon) (a), Alban Gerhardt (violoncelle) (b), Sunwook Kim (piano) (c), Berliner Philharmoniker, Simon Rattle (a, d, e), Myung-Whun Ching (b), Sakato Oramo (c), Daniel Harding (f) BPHR (2 CD). CHIN – Concerto pour violon n°1 (a) CHIN – Concerto pour violoncelle (b) CHIN – Concerto pour piano (c) CHIN – Le Silence des sirènes (d) CHIN – Choros Chordon (e) CHIN – Rocana (f)
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré ) la Philharmonie de Berlin entre avril 2005 et octobre 2022 et au Suntory Hall de Tokyo en novembre 2017 par Peter Gross, Marco Buttgereit, Gregor Schweiger et René Möller. Toutes d'une grande qualité, ces différentes captations ont en commun leur image ample, une définition des timbres précise et soignée, des contours instrumentaux ciselés et un impeccable équilibre soliste/orchestre.
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Pour beaucoup dans la collaboration récurrente d'Unsuk Chin avec les Berliner Symphoniker, Simon Rattle dirige ici trois de ses œuvres dont il soigne particulièrement le relief polyryhtmique. Les premières secondes du Concerto pour violon n°1 (2001) frappent par leur ressemblance avec celles du concerto de Ligeti – influence assumée puis parfaitement dirigée par celle qui fut son élève à Hambourg. Les harmonies de cordes à vide traversent les quatre mouvements, mettant en évidence un art de l'orchestration qui, au-delà du ravissement coloriste, vise à clarifier la forme. Christian Tetzlaff se montre, comme le chef, attentif à ne pas alourdir l'énoncé. À sa virtuosité décapée répond celle, plus jubilatoire et joueuse, de Sunwook Kim, acrobate dans le Concerto pour piano (1996-1997), qui souligne chez Chin le jeu dans le sérieux et vice-versa, tandis que Sakari Oramo surfe sur l'énergie cinétique croissante de la pièce. Le Silence de sirènes (2014) offre à Sir Simon une dentelle orchestrale qui colore la voix sans l'obstruer, laissant le champ libre à une Barbara Hannigan aussi crédible dans ses appels de sirène que dans un passage jazzy où ressurgit son expérience du théâtre musical de Ligeti. Enregistré dans l'énergie d'un concert à Tokyo, Chorus Chordon (2017) scintille comme une poussière qui tend à s'agglomérer en des corps solides avant de se disperser à nouveau. La fluidité de la matière est soulignée par une touche de microtonalité dont les instrumentistes réussissent à faire une évidence. La pièce la plus impressionnate de ce programme reste Rocana (2008), où les réflexions et miroitements que suggère le titre en sanskrit)ouvrent la profondeur spatiale de l'orchestre. Chin souffle l'impact et la stase, évoque des couleurs spectrales dans une écriture restituée de façon limpide par les musiciens berlinois et Daniel Harding. Pierre Rigaudière
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