240219 - MUS QZD - SCHUMANN - QUATUOR ET QUINTETTE AVEC PIANO - ISABELLE FAUST, ANTOINE TAMESTIT, JEAN-GUIHEN QUEYRAS, ALEXANDER MELNIKOV
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240219 - MUS QZD - SCHUMANN - QUATUOR ET QUINTETTE AVEC PIANO - ISABELLE FAUST, ANTOINE TAMESTIT, JEAN-GUIHEN QUEYRAS, ALEXANDER MELNIKOV
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ROBERT SCHUMANN 1810-1856 « Quatuor et quintette avec piano » Isabelle Faust, Anne Katharina Schreiber (violons), Antoine Tamestit (alto), Jean-Guihen Queyras (violoncelle), Alexander Melnikov (pianoforte). Harmonia Mundi. SCHUMANN – Quatuor avec piano op. 47 SCHUMANN – Quintette avec piano op. 44
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré en juin 2021 par Stephen Cahen à la Bundesakademie de Trossingen (Allemagne). Des cordes aux timbres magnifiquement définis, et un pianoforte Pleyel capté en proximité et parfaitement intégré. Image très équlibrée et belle cohérence dynamique.
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Il y a tout juste dix ans, Isabelle Faust, Jean-Guihen Queyras et Alexandre Melnikov entamaient une intégrale des trios avec piano de Schumann en trois volumes (couplés aux concertos pour leurs instruments). Rejoint par Anne Katharina Schreiber et Antoine Tamestit, ils abordent cette fois le Quintette avec piano op. 44 (1842) en mi bémol majeur et rendent à ce chef-d'œuvre de la musique de chambre romantique son pendant longtemps occulté : le Quatuor avec piano op. 47, esquissé dans la même tonalité et dans un même élan créateur, en octobre de la même année. Son éclat est moins apparent, en partie à cause de l'écriture des cordes souvent trop tassée dans le registre grave, mais il profite à plein de la volonté d'allègement et de décantation des interprètes. Alexander Melnikov joue un piano Pleyel (Paris, 1851) qui favorise une articulation d'une exceptionnelle netteté, et se marie idéalement dès le premier mouvement (Sostenuto assai puis Allegro non troppo), à la transparence des cordes en boyau. Une telle légèreté, une telle clarté de la texture illuminent également les trois autres mouvements. Plus que jamais, les audaces de cette partition à la fois secrète et rayonnante, dépassant parfois celles du Quintette op. 44, ouvrent une perspective qui nous mène à Brahms et à Fauré. Splendide, irréprochable quant à la performance instrumentale, l'interprétation du Quintette op. 44 soulève d'autres questions. L'œuvre, on le sait, a suscité lors d'une audition privée chez les Schumann l'enthousiazsme de Liszt et de Wagner pour sa richesse d'invention mélodique, rythmique et harmonique, et plus encore pour la nouveauté de sa conception. Virtuoses et raffinés, Isabelle Faust et ses compagnons soulignent arrêtes vives et contours anguleux. Déliés, rythmiques, aérés, scherzo et finale y gagnent un certain relief, et la marche funèbre du deuxcième mouvement se révèle saisissante d'angoisse, de douleur et de fougue. Si d'aucuns pourront regretter un Allegro brillante initial certes ciselé dans le détail mais privé d'élan visionnaire et de lumière intérieure, voici assurément une lecture originale, et sans doute la meilleure version récente de la discographie. Patrick Scernowicz
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