240215 - MUS QZD - LA NAISSANCE DE L'OPÉRA VÉNITIEN - ZACHARY WILDER, LE STAGIONI, PAOLO ZANZU
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240215 - MUS QZD - LA NAISSANCE DE L'OPÉRA VÉNITIEN - ZACHARY WILDER, LE STAGIONI, PAOLO ZANZU
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UCELLINI – Sonate, arie et correnti SACRATI – La finta pazza BRUNERIO – Bassi concenti : Nelle musica del mondo STROZZI – Il primo libro dei mafrigali : Dialogo in partenza MONTEVERDI – Selva morale e spirituale |
UN SECOLO CANTANTE « La naissance de l'opéra vénitien » Emmanuelle de Negri (soprano), Blandine Syaskiewicz (mezzo), Paul-Antoine Bénos-Dijan (contre-ténor), Zachary Wilder (ténor), Salvo Vitale (basse), Paolo Zanzu (clavecin et direction), Le Stagioni. Arcana. CAVALLI – L'Ormindo FERRARI – Musiche varie a voce sola MONTEVERDI – L'incorona-zione di Poppea MONTEVERDI – Il retorno d'Ulisse in patria
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré en octobre 2022 à la Cité de la voix à Vézelay par Alban Moreau. Une mise en espace où les voix sont inscrites dans un premier plan très marqué. La prise de son, en proximité, préserve tonicité et dynamique. Si l'acoustique ne gêne en rien la précision et la définition, l'image manque un peu d'aération.
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Depuis 1984 et le programme visionnaire du London Early Music Group (« 17th Century Bel Canto », Hyperion), révélant une myriade d'extraits d'opéras alors inconnus (tels Eliogabolo et Muzio Scaevola de Cavalli), aucune anthologie dédiée au lyrique baroque vénitien n'avait à ce point riche et passionnante. Dans un lumineux texte de présentation, Paolo Zanzu explique « vouloir montrer les jeux d'influence entre la musique théâtrale et les autres genres [du Seicento] tout en déroulant comme un opéra imaginaire ». Ce projet courageux s'avère ici pleinement abouti. Après un flamboyant prologue, tiré de L'Ormindo de Cavalli et porté par le chant généreusement fleuri d'Emmanuelle de Negri, se succèdent au fil de l'album sept scènes contrastées, entrecoupées de trois somptueuses pages instrumentales détachées des Sonate, arie e correnti (1642) de Marco Uccellini. Conformément aux usages des théâtres vénitiens, le comique s'y mêle au tragique, tandis que se côtoient le profane et le spirituel – poignant Pianto della Madonna de Monteverdi, où la lamentation de la Vierge se substitue à celle d'Ariane abandonnée. Des personnages bigarrés (empruntés à Monteverdi, Cavalli et Sacrati) se croisent et se confrontent : l'héroïque Pénélope (Blandine Stakiewicz) fait face à ses prétendants, l'ironique Arnalta (réjouissant Zachary Wilder) à l'industrieuse Poppée, la fausse folle Déidamie aux raisonnements savoureux du Capitan (abyssal Salvo Vitale), que vient compléter, en écho, une pièce inédite de Michelangelo Brunerio (Nella musica di mondo). Pour servir cette magnifique construction rhétorico-dramatique, aussi diversifiante qu'édifiante, Zanzu a réuni un éblouissant quintette de solistes et un petit ensemble (conforme aux pratiques du temps : six archets, deux théorbes et un clavecin raffiné) qui les accompagnent avec invention et subtilité. Denis Morrier
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