KANTCHELI - UNE PETITE DANIELADE & ŒUVRES DIVERSES - ROBERT-SCHUMANN-PHILHARMONIE CHEMNITZ
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KANTCHELI - UNE PETITE DANIELADE & ŒUVRES DIVERSES - ROBERT-SCHUMANN-PHILHARMONIE CHEMNITZ
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GUIYA KANTCHELI 1935-2019 « A littke Danielade et autres œuvres » Hartmut Schill (violon), Elisaveta Blumina (piano et direction), Robert-Schumann-Phiharmonie Chemnitz Capriccio. TECHNIQUE : 4,5/5 KANTCHELI – A little Danielade KANTCHELI – Miniatures pour violon et piano KANTCHELI – Largo et allegro pour piano, cordes et timbales.
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Guiya Kantcheli était un être pudique, doté d'un humour à froid redoutable. Résidant à Anvers, le compositeur géorgien - « un Vésuve contraint » - participa un jour à une table ronde à Bruxelles consacrée à son œuvre. Le voyant se lever et quitter la salle du Conservatoire alors qu'un orateur s'apprêtait à illustrer son propos par un extrait sonore, je l'entendis distinctement marmonner : « Excusez-moi, mais je ne supporte pas d'écouter ma musique » : sa façon d'aller griller une cigarette. Du clavier, dont son jeu raffiné maîtrise remarquablement les clairs-obscurs, Elisaveta Blumina dirige ici les cordes de la Philharmonie de Chemnitz et accompagne le violon de Hartmut Hill. Captée dans une prise de son superlative, la sélection d'œuvres pour piano, violon et cordes proposée est un pur régal – à condition d'avoir l'esprit large. Car neuf des Miniatures pour piano et violon (recyclant des partitions notamment écrites pour le cinéma) affichent un minimalisme à la fois ascético-contemplatif et dégoulinant de romantisme qui pourrait constituer un hommage aux boîtes à musique. Notre homme y évite les rugosités de son ami Schnittke et lorgne ça et là vers Piazzola. La distance ironique qu'il y cultive – celle de la réjouissante Petite Danielade (2000), où les musiciens donnent discrètement de la voix, ou de la bizarre Valse Boston (1996) dédiée à « ma femme avec qui je n'ai jamais dansé » - est très bien restituée par les interprètes. Le Largo et allegro (1963), qui clôt le disque en nous ramenant aux premières années à Tbilissi, montre que le style de Kantcheli était déjà en germe sous Khrouchtchev (Largo). Réservé aux germanophones et anglophones, le texte de présentation rend à Kantcheli sa place parmi les « compositeurs soviétiques » de la dernière génération (Goubaïdoulina, Schnittke, Pärt, Silvestrov, Mansourian). Son univers, très attachant, trouve ici une recommandable porte d'entrée Michel Stockhem
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