240121 - MUS QZD - NICO DOSTAL - CLIVIA - SOLISTES, CHŒURS DE L'OPERA ET ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE GRAZ, MARIUS BURKERT

 





240121 - MUS QZD - NICO DOSTAL - CLIVIA - SOLISTES, CHŒURS DE L'OPERA ET ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE GRAZ, MARIUS BURKERT







NICO DOSTAL

1895-1981

« Clivia »

Sieglinde Fekdhofer (Clivia), Matthias Koziorowski 5juan Damigo), Anna brull (Jola), Ivan Orescanin (Lello Down), Chœurs de l'Opérate Orchestre philharmonique de Graz, Marius Burkert.

CPA (2CD).

TECHNIQUE : 4,5

DOSTAL - Clivia




Compositeur autrichien, Nico Dostal connut la gloire avec Clivia, opérette créée en 1933 à Berlin. Son livret raconte les mésaventures d'une troupe de comédiens américains emmenés par un affairiste nommé Patterton au Bopliguay, une république latino-américaine en proie à un putsch. Emprisonnés, les théâtreux ne seront libérés que si l'un d'eux épouse un citoyen boliguien. La jeune Cliva accepte qu'on lui présente un gaucho. Ils tombent bien sûr amoureux et, ô surprise !, il s'avère que le gaucho n''est autre que le nouveau président du Boliguay. L'horrible affairiste renvoyé aux États-Unis, nos tourtereaux filent le parfait amour.

Sur cette trame loufoque, Dosta, reffe une musique pleine de charme et d'entrain qui mêle lyrisme vienois alla Lehar voire Korngold et rythmes sud-émaricains. Il va même jusqu'à parer de couleurs chinoises le début de l'acte II (« O Conficius »). Très séduisants, l'élan joyeux et l'imagination inépuisable de cette Clivia espliquent son immense succès. Il est fort dommage que l'enregistrement réalisé à l'opéra de Graz, dans la foulée de représentations scéniques, se limite aux seuls numéros musicaus, sans texte de liaison. Car se donnant à fond avec une fantaisie et une énergie contagieuses, la distribution ne manque pas d'atouts. À commencer par le soprano frais et juvénile de Sieglinde Feidhofer, brillante Clivoa malgrté quelques aigus pas très justes, et le ténor Matthias Koziorowski (le président Olivero). LA mezzo Anna Brull tend plus vers le cabaret que l'opérette et les seconds rôles sont sans reproche. Pour découvrir le meilleur de Clivoa, courez à l'acte II : le duo « Wunderbar » et surtout le grand air de l'héroïne, « Ich bin verliebt » (un véritable tube en son temps) sont un ravissement. Cherchez aussi l'enregistrement an,cien (1951) où triomphait Anneliese Rothenberger, illustre titulaire du rôle (Membran). Un bémol : l'éditeur faisant l'économie du livret (même non traduit), le non-germanophone sera bien en peine de suivre le détail des péripéties.

Jean-Claude Hulot




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