240117 - MUS QZD - CARLOS CHAVEZ - « THE COMPLETE COLUMBIA ALBUM COLLECTION »
|
|
|
|
|
|
240117 - MUS QZD - CARLOS CHAVEZ - « THE COMPLETE COLUMBIA ALBUM COLLECTION »
|
|||
|
|
CARLOS CHAVEZ 1899-1978 « The Complete Columbia Album Collection » Henryk Szeryng (violon), Chœur de la Ligue Musicale Nationale, Ambrosian Singers, Orquestra Sinfonica Nacional de Mexico, London Symphony Orchestra, Carlos Chavez.
|
||
|
|
Le chantre du Mexique
La somme des enregistrements dirigés par Carlos Chavez pour Columbia et CBS entre 1938 et 1973 brosse, en 7 CD, le portrait d'une figure centrale de la musique mexicaine au XX° siècle.
Carlos Chavez fut le grand homme de la musique mexicaine du XX° siècle, aux côtés de Silvestre Revueltas et Juan Pablo Moncayo. Son influence a été multiple (compositeur, pédagogue, auteur, conférencier, organisateur, chef d'orchestre enfin) et de première force. Parcourir son legs pour Comumbia/CBS en suivant l'ordre chronologique montre combien ce militant demeura toujours en mouvement. En 1940 puis en 1961, il enregistre des arrangements de musique mexicaine traditionnelle en regard de ses propres œuvres, permettant de mesurer moins leur ascendant que la profondeur de ses racines (« Essayer d'être "national" semble une bonne voie pour esayer d'être personnel »). Ses premières gravures, en 1938, avec l'Orquesta Sinfonica de Mexico, ont une sève irrésistible. On préfère leur sombre intensité, leurs sonorités sanguines, aux remakes de 1966 (Sinfonia de Antigona, la célèbre Sinfonia india). Son orchestration de la Chaconne en mi mineur de Buxtehude sera en revanche moins appuyée, plus allante, dans le deuxième enregistrement. Les six symphonies occupent une place centrale ; entre fière affirmation (n°2) et perméabilité aux influences de Stravinsky, Hindemith voire Prokofiev ou Copland (n° 4 à 6), Chavez avance sans renoncer à ses convictions ni perdre sa liberté. La caractère, la vitalité, l'imagination rythmique et coloriste se métamorphosent sans cesse. La gravure du très inventif, sinon éruptif, Concerto pur violon (1945-1950), ici dans sa version révisée et abrégée de 1965, sous l'archet envoûtant d'Henryck Szeryng, est un classique dont on salue le retour – rappelons que le violoniste avait pris la nationalité mexicaine en 1946.
Modernité Les trois brillants Soli I (1953, pour hautbois, clarinette, basson et trompette), II (1961, pour flûte, hautbois, clarinette, basson et cor) et IV (1967, pour cor, trompette et trombone) relient les Symphonies d'instruments à vent de Stravinsky aux Bagatelles de Ligeti. Deux ballets concluent cette anthologie magistrale. Piramide (dont on entend ici les actes III et IV) paye son écot à la modernité éclatée des années 1960 sans que cela paraisse artificiel ; la Danse générale, avec la discussion passionnée qui agite le chœur, est spectaculaire. Los cuatro soles (Les quatre soleils, 1925) s'abreuve aux sources mexicaines dans une écriture très différenciée. Sur des syncopes entêtantes des cordes, les percussions et l'harmonie occupent une place prépondérante, entre énergie inépuisable et éloquence persuasive; Ces rééditions exemplaires forment une introduction idéale à l'art de Chavez. Précisons que si le double album « The Eraly Recordings » (Lys, 1997) offrait en outre La Hja de Colquide (La Fille de Colchide) et un Pierre et le Loup narré en espagnol, c'est parce qu'il ne s'agissait pas de cires Columbia. Le curieux cherchera aussi les gravures intermédiaires des Symphonies n°1 à 3 avec le New York Stadium Symphony (CD Everest ou Philips). Rémy Louis
|
|
|
|
|
|||
Commentaires
Enregistrer un commentaire