240115 - MUS QZD - PHILADELPHIA WOODWIND QUINTET – THE COMPLETE COLUMBIA ALBUM COLLECTION
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240115 - MUS QZD - PHILADELPHIA WOODWIND QUINTET – THE COMPLETE COLUMBIA ALBUM COLLECTION
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PHILADELPHIA WOODWIND QUINTET « The Complete Columbia Album Collection » Sony, 12 CD.
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Les souffleurs d'Ormandy
Après un superbe coffret consacré par Decca au Netherlands Wind Ensemble (Diapason d'or, cf. n°715), c'est un autre ensemble à vents que met en lumière Sony, exhumant les enregistrements du Philadelphia Woodwind Quintet réalisés par Columbia entre 1953 et 1967. Le legs est d'autant plus précieux que les douze microsillons des Américains ont rapidement disparus des bacs, tombant dans un long et regrettable oubli. Seuls avaient refait surface les quintettes pour vents et piano de Mozart et Beethoven en compagnie de Rudolf Serkin, gravés en 1953. C'est d'ailleurs leur Opus 16 que Laurent Muraro retenait pour notre Discothèque idéale, louant le majestueux hautbois de John de Lancie » et l'Andante cantabile que les musiciens déroulent prodigieusement. Des deux versions du KV 452, priorité à celle de Robert Casadesus, plus vive, captée en stéréo une décennie plus tard. Quant à la Symphonie concertante, elle est une porte d'entrée vers l'immense répertoire concertant et symphonique que les solistes ont enregistré au pupitre du Philadelphia Orchestra sous la baguette d'Ormandy. Les musiciens n'ont fait que d'anecdotiques incursions au XVIII° siècle, souvent par le biais de la transcription. En marge des traditionnels quintettes de Reicha ou de Cambini, le Quatuor pour vents avec accompagnement de piano de Ponchielli détonne par son originalité et sa grande virtuosité – quelles clarinettes ! C'est aussi le cas du Mladi de Janacek, où le bassoniste Sol Schoenbach excelle, et du Concertino pour piano et ensemble de chambre, cheval de bataille du pianiste Rudolf Firkusny. Également écrites dans les années 1920, les œuvres de Nielsen, Schönberg et Hindemith, ici servies de manière impeccable malgré une esthétique sonore parfois datée, font entrer le quintette à vent dans l'ère de la modernité. La musique française n'est pas en reste, notamment dans l'album « Pastorales » qui met des pièces d'Ibert, Milhaud et Jolivet en regard de celles de Stavinsky ou Grainger. On se réjouit de retrouver Poulenc au piano dans son propre Sextuor, trois ans avant sa disparition. Citons enfin, parmi les raretés écloses aux États-Unis, les Five Pieces for Wind Instruments et Percussion d'Ernst Toch et l'étonnant Forms and Sounds d'Omette Coleman, ponctué par l'auteur à la trompette – capté en concert le 17 mars 1967, ce tribut au free jazz est l'ultime témoignage des Philadelphiens dans la musique de leur temps. Bertrand Hainout
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