240112 - MUS QZD - LUTOSLAWSKI - CONCERTO POUR ORCHESTRE, PARTITA & NOVELETTE - CHRISTIAN TETZLAFF, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA RADIO FINLANDAISE, NICHOLAS COLLON
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240112 - MUS QZD - LUTOSLAWSKI - CONCERTO POUR ORCHESTRE, PARTITA & NOVELETTE - CHRISTIAN TETZLAFF, ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA RADIO FINLANDAISE, NICHOLAS COLLON
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WITOLD LUTOSLAWSKI 1913-1994 « Concerto pour orchestre, Partita pour violon et orchestre & Novlette » Christian Tezlaff (violon), Orchestre symphonique de la Radio finlandaise, Nicholas Collon. Ondine. LUTOLAWSKI – Concerto pour orchestre LUTOLAWSKI – Partita pour violon et orchestre LUTOLAWSKI - Novelette
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TECHNIQUE : 4,5/5 Enregistré au Centre de musique d'Helsinki par Anna Kaisa Kemppi, Antto Pohjola et Enno Maëmets en avril, septembre et décembre 2022. Des images orchestrales amples, profondes et bien définies, avec des cuivres rutilants et des percussions toniques.
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A la tête de l'Orchestre symphonique de la Radio finlandaise, Nicholas Collon pulvérise les stéréotypes et ravive totalement le Concerto pour orchestre (1950-1954) de Lutoslawski. Le chef le débarrasse de ses relents plus ou moins néoclassiques, montre que ce n'est en rien un succédané folklorisant de l'œuvre de Bartok qui porte le même titre. Il le restitue ainsi dans toute sa pureté, son originalité profonde de chef-d'œuvre à la fois figuratif et abstrait. Dès un premier mouvement aux crescendos, contrastes et ruptures étourdissants de souffle comme de conduite, Collon se différencie de tous les autres, même des versions les plus convaincantes et raffinées – Dohnayi (Decca), Salonen (DG). Sa vision acérée et pugnace, délibérément moderniste, s'appuie sur une diversification exceptionnelle des nuances dynamiques, un climat d'effervescence, d'ivresse et d'inquiétude qui transfigure le propos en lui conférant une âpreté grandiose. Cette intensité dramatique ne faiblit pas un instant, même dans les rares passages plus détendus du Capriccio nocturno et du vaste triptyque final. La « joie du son » debussyste devient davantage évocatrice d'une lointaine filiation avec Stravinsky ou Varèse. D'aucuns jugeront trop implacable, voire trop rhétorique une approche ainsi magistralement articulée et architecturée, mais nul ne pourra nier que la véhémence du discours et son profil accidenté relèvent ici d'un dessein d'ordre avant tout expressif. Destinée en 1984 à Pinchas Zukerman dans sa version avec piano, et à Anne-Sophie Mutter dans sa mouture avec orchestre (1988), la belle et puissante Partita est une sorte de concerto déguisé. Elle est jouée par Christian Tetzlaff d'une façon énergique et abrupte qui lui donne plus d'audace et de saillant, mais sans doute moins de mystère qu'avec Mutter (DG). Virtuoses dans les mouvements vifs, Tetzlaff et Collon sont également très tendus dans le Largo central. La trame richement texturée mais émaillée de violents éclats des cinq brèves sections de Novelette (1979) revêt en revanche une clarté solaire frisant l'incandescence. Un disque captivant tant pour le programme que par les interprétations. Patrick Szernowicz
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