241120 - MUS QZD - ALBANE IMBS - CAPRICCI - ŒUVES DE CASTALDI ET PELLEGRINI
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241120 - MUS QZD - ALBANE IMBS - CAPRICCI - ŒUVES DE CASTALDI ET PELLEGRINI
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ALBANE IMBS Théorbe, Tiorbino, Guitare baroque « Capricci » Rolf Lisleveland (théorbe) Alpha. CASTALDI – Capricci a due stromenti (extraits). PELLEGRINI : Armoniosi concerti sopra la chitarra spagnuola (extraits)
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TECHNIQUE : 3,5/5 Enregistré en juin 2020, janvier 2021 et septembre 2022 au Moosestudio, Evje (Norvège), par Rolf Lisleveland. Deux instruments captés en très grande proximité, comme si l'auditeur se superposait à l'interprète. Cette précision analytique fait abstraction de tout concept acoustique.
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Albane Imbs n'est pas une inconnue : elle est l'une des chevilles ouvrières de l'ensemble Les Kapsber'girls dont le premier disque était salué par un Diapason d'or (Muso, cf. n°690). Pour son premier album solo, la théorbiste et guitariste a jeté son dévolu sur les Capricci a due stromenti (1622) de Bellerofonte Castaldi, compositeur à la vie aventureuse que révéla Le Poème Harmonique à ses débuts (Alpha, 1999). Aventureuse ? Castaldi mena un temps une existence de hors-la-loi pour avoir participé à l'assassinat du meurtrier de son frère. Au théorbe, on admire la précision de l'articulation, la clarté du dessin, un ancrage rythmique sans suraccentuation, une virtuosité jamais prise en défaut. Écoutez par exemple la Sonata 10a, campée sur ses appuis sans pour autant manquer de souplesse ou refuser des surprises dont l'expression reste toutefois raisonnable. Peut-être manque-t-il, justement, un grain de folie supplémentaire ... Mais comme la Grilla Gagliarda est bien conduite ! Et si la Fantastica Gagliarda est assez peu « fantastique », elle frappe par sa très grande beauté. Dans les pièces à deux instruments qui donnent leur titre au recueil publié en 1622, la musicienne prend le tiorbino, littéralement « petit théorbe », instrument miniature (une octave plus haut que son modèle) conçu et joué par Castaldi lui-même, tandis que Rolf Lisleveland – excusez du peu – joue la partie de (grand) théorbe. L'entente des deux interprètes est impeccable, mettant particulièrement en valeur le scintillement des aigus (Caprissio detto Cerinomioso). Forcent encre l'admiration le sens du timing et cette continuité qu'Imbs parvient à développer tout au long du programme entre les pages pour théorbe(s) et celles pour guitare. Car l'album donne aussi à entendre huit pièces tirées des Armoniosi concerti sopra la chitarra spagnuola (1650) de Domenico Pellegrini. Considérant leur notation comme « elliptique », l'interprète s'autorise à ajouter des notes, à broder, sans jamais rompre le fil. La Toccata 1a, par exemple, est un pur délice, le Balleto 1o nous ravit, et dans sa simplicité la Corrente detta la Grimalda est le charme même. Beauté du son, sens du rebond, poésie des tournures : Imbs s'impose ici comme une guitariste à suivre. Loïc Chahine
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