240108 - MUS QZD - MARINA REBEKA - « PRESENCE »
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240108 - MUS QZD - MARINA REBEKA - « PRESENCE »
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JOSEPH HAYND SOPRANO « Essence » Orchestre de l'Opéra de Wroclav, Marco Boemi Prima Classic PUCCINI – Mme Butterfly PUCCINI – Tosca PUCCINI – La Bohème PUCCINI – La Rondine PUCCINI – Gianni Schicchi TCHAÎKOVSKI – La Dame de Pique BOITO – Mefistofele GIORDANO – André Chénier DVORAK – Rusalka LEONCAVALLO – Paillasse CATALANI – La Wally
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TECHNIQUE : 4/5 Enregistré en août 2021 par Edgardo Vertanessian à l'Opéra de Wroclaw. Bien projetée, propulsée sur le devant de la scène, la voix crève l'écran sonore. À la fois enveloppant et légèrement en recul, l'orchestre qui la soutient et dialogue avec elle est correctement défini.
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Après plusieurs albums consacrés au répertoire français ou au bel canto romantique, tous enregistrés pour son propre label Prima Classic (fondé en 2018), Marina Rebeca propose un bouquet d'airs puisés dans des opéras célèbres de la seconde partie du XIX° siècle ou du début du XX°. Si la plupart sont donc des « tubes », il nous semble à chaque instant les redécouvrir, tant fascine cette voix vibrante, large et jamais forcée, dont la musicienne sait adoucir et colorer à volonté le timbre cristallin. Un médium moelleux, des graves bien soutenus, un contrôle absolu du souffle et de la ligne donnent à ses interprétations une élégance toute aristocratique et naturellement émouvante. Ses treize portraits témoignent d'une habile caractérisation, à commencer par une Butterfly (« Un bel di ») et une Tosca (« Vissi d'arte ») aussi intenses que subtiles, une Maddalena de Coigny (« Mamma morta ») poignante. Si cette dernière reste une femme forte, bientôt brisée, sa Wally toute en délicatesse est à la fois résolue et résignée. La très expressive Marguerite de Boito (« L'altra notte ») est sombre, abattue, mais elle n'a pas encore perdu la raison, tout comme Lisa dans La Dame de Pique (« D'où viennent ces larmes ? »), fiévreuse et agitée. Et cette Rusalka, pleine de mystère, qui élève à la lune une supplique fervente et un peu angoissée ! Sensualité et légèreté sont aussi au rendez-vous. Généreuse, son Adriana Lecouvreur conjugue classe et sensibilité avec de délicieux pianissimos qui vous feront également fondre, chez Puccini, dans la chanson de Magda (« Chi il bel sogno di Doretta ») ou le chatoyant air de Lauretta (« O mio babbino caro »). Sa Nedda de Pagliacci (« Qual fiamma ») se révèle particulièrement ardente, dévorée par l'envie de vivre. Musetta s'affirme aussi en femme de caractère, assurée et un peu provocante, quand Mimi se montre plus douce et lumineuse. À la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Wroclaw, Marco Boemi, offre à la soprano un soutien en totale harmonie, tantôt tendre ou élégiaque, tantôt ferme et plein de feu. Julia Le Brun |
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